Le Port autonome de Lomé : chiffres clés et métiers qui recrutent

Le Port autonome de Lomé est l’une des principales infrastructures économiques du Togo. Port en eau profonde, il sert à la fois le marché togolais et les pays enclavés du Sahel, et il fait vivre tout un écosystème de métiers : manutention, transit, transport, maintenance, administration. Voici les chiffres clés et les pistes pour y travailler.

Les chiffres clés

  • En 2025, le trafic de conteneurs a atteint environ 2,4 millions d’EVP (équivalent vingt pieds), soit une hausse d’environ 16 % par rapport à 2024 (2,06 millions d’EVP).
  • Selon le classement 2026 de Lloyd’s List, le port de Lomé se classe 91e port à conteneurs mondial, et figure dans ce top 100 pour la sixième année consécutive.
  • Des travaux de dragage ont approfondi le chenal pour accueillir de très grands porte-conteneurs, et l’opérateur Lomé Container Terminal a annoncé un programme d’investissement pour augmenter ses capacités.

Un port de transbordement et de transit

Une grande partie de l’activité est liée au transbordement : des marchandises arrivent sur de grands navires puis repartent vers d’autres ports de la côte africaine. Le port sert aussi de porte d’entrée pour les marchandises destinées au Burkina Faso, au Niger et au Mali, acheminées par la route le long du corridor vers le nord.

Les métiers liés au port

  • Manutention et exploitation des terminaux : conducteurs d’engins, pointeurs, planificateurs, agents d’exploitation.
  • Transit et douane : déclarants en douane, agents de transit, commerciaux dans les sociétés de transit et de consignation.
  • Transport et logistique : chauffeurs poids lourds, gestionnaires de flotte, logisticiens, gestionnaires d’entrepôts.
  • Maintenance : mécaniciens, électriciens et techniciens pour les engins et installations portuaires.
  • Fonctions support : comptabilité, ressources humaines, informatique, sécurité, qualité et environnement.

Se former pour travailler dans ce secteur

  • BTS, licences et masters en transport, logistique et commerce international proposés par les établissements publics et privés reconnus à Lomé ;
  • formations techniques en maintenance industrielle, mécanique et électricité ;
  • certifications pratiques : conduite d’engins, sécurité, logiciels de gestion logistique, Excel avancé ;
  • maîtrise de l’anglais, très utile dans un environnement maritime international.

Avant de vous inscrire dans une école privée, vérifiez qu’elle est reconnue par le ministère et demandez des informations sur les stages proposés et l’insertion des anciens étudiants.

Comment postuler

Les offres des opérateurs portuaires et des grandes sociétés de logistique sont publiées sur leurs sites, sur LinkedIn et sur les sites d’emploi. Les sociétés de transit recrutent aussi beaucoup par candidature spontanée et par réseau : un stage réussi est souvent la meilleure porte d’entrée. Méfiez-vous des annonces qui demandent de l’argent pour un « recrutement au port » : c’est une arnaque courante.

Sources et liens utiles

Les informations de cet article proviennent de sources officielles consultées fin septembre 2026. Les règles, dates et montants peuvent évoluer : vérifiez toujours sur les sites officiels avant d’engager une démarche.

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