L’agriculture emploie une grande partie de la population togolaise et reste au cœur de l’économie. Longtemps perçue comme une activité de subsistance peu attractive pour les diplômés, elle devient pour beaucoup de jeunes une filière d’entrepreneuriat à part entière, à condition de l’aborder comme une entreprise.
Les maillons de la chaîne de valeur
- La production : maraîchage, céréales, soja, anacarde, élevage de volailles, pisciculture.
- La transformation : farines, jus, huiles, produits séchés, aliments pour bétail.
- La commercialisation : distribution vers les marchés urbains, les supermarchés et l’export.
- Les services : vente d’intrants, mécanisation, conseil agricole, transport, applications numériques pour les producteurs.
Les activités de transformation et de services offrent souvent de meilleures marges que la production brute, car elles ajoutent de la valeur.
Les filières porteuses
Le soja et l’anacarde se sont développés à l’export. Le maraîchage répond à une forte demande urbaine, notamment à Lomé. L’aviculture et la pisciculture couvrent un marché de protéines encore largement importé. Chaque filière a ses exigences : étudiez le marché avant de choisir.
Les appuis existants
L’État et ses partenaires ont mis en place des dispositifs d’appui : le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA), qui facilite l’accès au crédit en partageant les risques avec les banques, des programmes d’agropoles et divers projets d’accompagnement des jeunes. Les institutions de microfinance proposent aussi des produits adaptés au cycle agricole. Renseignez-vous auprès du ministère de l’Agriculture et des directions régionales.
Se former
Les formations en agronomie des universités, les écoles et centres de formation agricole, et les stages chez des producteurs expérimentés permettent d’acquérir les bases techniques. Apprendre auprès d’un praticien pendant une saison complète évite beaucoup d’erreurs coûteuses.
Les erreurs fréquentes
- Produire sans avoir trouvé d’acheteurs.
- Démarrer trop grand, sans maîtriser la technique.
- Négliger la gestion : coûts, marges, trésorerie.
- Ignorer les risques climatiques et ne pas prévoir l’irrigation ou la diversification.
Conclusion
L’agrobusiness n’est pas une solution miracle, mais c’est l’un des secteurs où un jeune entrepreneur formé et organisé peut créer une activité durable et des emplois autour de lui.
Sources et liens utiles
Les informations de cet article proviennent de sources officielles consultées en septembre 2026. Les règles, dates et montants peuvent évoluer : vérifiez toujours sur les sites officiels avant d’engager une démarche.


